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Hornets Le Cannet Côte d'Azur

Christophe Carlier, le combattant !

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Né au sein d’une famille de sportifs, Christophe Carlier s’est construit en faisant du combat sa principale qualité.

Avec un père maître nageur mais aussi professeur de karaté et de Krav Maga, et une mère maître nageur, le jeune Chris a plongé très tôt dans le monde du sport avec quelques bons chronos en natation. Il faut dire qu’il était à bonne école avant d’être  sacré champion de France cadets en Taï Ken Do en 2001.

« J’adorais ce sport et après un an seulement de pratique, j’ai décroché le titre national. J’étais en pleine progression ».

L’avenir de Chris, sur les tatamis, est très prometteur mais quelques mois plus tard, c’est l’accident. Une chute à scooter, le jour de la rentrée scolaire 2002. « J’avais rempli mon sac à dos de livres et en chutant au sol, ce sont eux qui m’ont sectionné la moelle épinière. A 15 ans ½, je me suis retrouvé paraplégique ».

Pourquoi moi ?

Aujourd’hui, Chris parvient à parler franchement de son accident mais aussi de tout ce qui a suivi, mais il n’a rien oublié de cette période de souffrance. La sienne d’abord mais aussi celle de ses parents et de son petit frère Boris, de 20 mois son cadet. « Sur le coup, j’ai vécu ça comme un véritable drame. A 15/16 ans, on est sensé découvrir la vie. C’était ce qu’allaient connaître mes copains pendant que moi je découvrais le monde des hôpitaux. Mes premières réactions ont été de la colère et de l’incompréhension. Pourquoi moi ? Heureusement que j’ai eu l’amour et le soutien de mes parents et de mes proches dans ces moments là ».

Et puis petit à petit c’est à travers le sport que Chris va se forger un nouveau mental de guerrier.

Son esprit de combattant va refaire surface. Après un séjour de plus d’un an au centre hélio marin de Cannes, Christophe fait une rencontre qui va lui changer la vie.

Olivier James, le découvreur

C’est pendant cette période de doute et de désespérance qu’Olivier James, préparateur physique et spécialisé dans le handisport va croiser son chemin. « Grâce à Olivier, je suis revenu vers le sport ». Entre ses études de comptabilité et sa reprise d’activité physique, le jeune Chris s’ouvre de nouveaux horizons. « Dans les démonstrations de basket en fauteuil, Olivier a tout de suite vu que j’avais toujours ce côté casse-cou. Le combat restait ma passion ». Pourtant son premier contact avec le basket n’a rien eu d’un coup de foudre. « Pour être franc, je n’ai pas du tout accroché lors de ma première séance au club ». Alexandre m’a laissé un an tranquille avant de me recontacter pour un deuxième essai, en me disant que des jeunes de mon âge allaient rejoindre l’équipe (Stéphane Keller et Kaïsse Mekhazni) ».

Deuxième essai transformé

Une seconde tentative qui sera la bonne. « Je ne me sentais plus seul et puis j’ai découvert que dans le basket en fauteuil il y avait des contacts, de la bagarre et de l’enjeu. En fait tout ce que j’aime ».

Comme dans tout ce qu’il entreprend, Christophe s’investit à fond. Un travail qui paye car il va très vite être appelé en équipe de France espoir, puis chez les A. L’été dernier, il participera au championnat d’Europe à Worcester, tournoi qualificatif pour les J.O. de Rio avec ses copains de club, Houcine Belaïd et Luigi Makambo, mais les portes du Brésil vont se refermer sur les Bleus de France. Encore une déception pour l’international tricolore qui reprend toutefois confiance en l’équipe nationale avec la récente nomination de Malik Abes.

Prochainement, le nouveau sélectionneur national va construire son groupe pour un stage de préparation à l’Euro B du 9 au 18 juillet à Sarajevo. Groupe que Chris aimerait bien retrouver !

Fou de ski et d’Eva, sa fille

Outre l’énergie que le numéro 8 Hornet dépense sur le terrain, il garde intacte son autre passion pour le ski. Un amour démesuré de la glisse qui lui a valu quelques déconvenues comme cette blessure au bras.

Depuis il s’est un peu calmé même si le ski reste pour lui un mode d’évasion et de liberté. Et puis, il n’oublie pas que c’est à La Foux d’Allos qu’il a rencontré Célia. « C’était à l’occasion d’un Réveillon de Nouvel An et j’ai tout de suite su que c’était ELLE ». Une belle histoire qui ne s’arrête pas là car le 25 juillet dernier, Eva est venue compléter la famille Carlier. Certainement le plus beau trophée de Christophe même s’il n’est pas près d’oublier son premier titre de champion de France (à Hyères le 9 mai 2014). « C’était l’aboutissement d’efforts intenses, de sacrifices et au moment où j’ai soulevé la coupe je me suis dit que ça valait vraiment le coup d’avoir fait tout ça. Que c’était une belle récompense et c’est aussi pour tout cela que je veux être exemplaire pour ma fille ! »

Un palmarès à défendre

Une première récompense doublée, la même année, par un titre de champion d’Europe (Euroligue 3), puis une victoire en Coupe de France et une deuxième couronne continentale décrochées la saison dernière.

Autant de titres qui lui ont ouvert l’appétit. « Cette année, les enjeux restent toujours importants mais le plus dur reste à venir. Pour l’instant, nous réalisons une saison surprenante dans le bon sens du terme et puis nous avons un palmarès à défendre ».

Avec la visite de Meaux (3ème), samedi à 17h et la phase qualificative à l’Euroligue 1 du 11 au 13 mars à Getafe en Espagne, Christophe Carlier et les siens vont avoir un premier aperçu de leur avenir proche tant en championnat qu’en coupe d’Europe. Car pour la Coupe de France, ils ont déjà oblitéré leur ticket pour la finale du 30 avril (à Bercy contre Hyères).