Vainqueur de la Coupe de France avec Le Cannet et depuis peu qualifié pour le championnat du monde à Ottawa cet été avec son équipe du Maroc après avoir remporté pour la 2ème année consécutive le titre de champion d’Afrique, Reda Maataoui pourrait réussir le grand chelem en 2026. Pour cela, il ne lui manque plus qu’à remporter un nouveau titre de champion de France et de s’imposer à Sassari dans deux semaines en Eurocup 1 avec les Hornets.
Cannettan depuis 2018, club avec lequel il a déjà remporté un titre de champion de France (2023) et 2 Coupes de France (2024 et 2026), Reda Maataoui s’affirme cette saison comme l’un des joueurs majeurs de son équipe.

Voyons comment il a vécu cette belle victoire avec ses partenaires du Maroc et comment il appréhende cette fin de saison avec son club.

Reda, revenons d’abord sur votre parcours jusqu’à votre arrivée au Cannet en 2018 !
« J’ai commencé le basket fauteuil en 2004 après avoir fait de la natation et de l’athlétisme. Un jour, un ami m’a dit qu’avec ma taille je pouvais avoir un bel avenir dans le basket fauteuil. Ma première sortie du Maroc a été pour l’Espagne. J’ai également joué en Italie, en Turquie et dans un club près de Lyon. Une fois en équipe du Maroc, certains de mes équipiers m’ont parlé des Hornets, du sérieux du club et de ses performances dans le championnat. A cette époque j’ai eu d’autres propositions mais quand Alex (Farrugia) m’a contacté je n’ai pas hésité ».

Avec le Maroc, c’est un nouveau sacre africain qui vous emmène en septembre au championnat du monde au Canada. Qu’est-ce qui fait que vous dominez le continent africain et quelles seront vos ambitions au Canada ?
« Nous avons une équipe composée de joueurs d’expérience. C’est ce qui fait la différence car cette année encore nous n’avons pas pu nous entraîner ensemble, faute de moyens. Dans ce tournoi de qualification, nous avons un peu galéré lors de notre premier match contre l’Afrique du Sud avant de dérouler tranquillement jusqu’à la finale (gagnée 59-42 face à cette même équipe d’Afrique du Sud). En septembre, face aux meilleures équipes mondiales, notre objectif est d’être la première équipe africaine à remporter un match car on veut porter haut les couleurs du Maroc ».

Cette année, on vous sent plus libéré, plus impliqué dans le jeu. Est-ce cela qu’on appelle la maturité ?
« Je dirais que mon expérience acquise au fil des saisons m’a apporté une certaine sérénité. Je me sens plus à l’aise et j’apprécie mes nouvelles responsabilités dans le groupe. Je regarde aussi beaucoup de matchs et j’en profite pour corriger mes erreurs afin de m’améliorer. Je me bats aussi pour l’équipe, pour la ville du Cannet qui nous soutient beaucoup et bien sûr pour Alex, notre président ».

Samedi, c’est le derby contre Hyères. Un match qu’il ne faudra pas perdre pour rester deuxièmes. Aurez-vous récupéré après votre titre avec le Maroc ?
« Bien sûr, je suis fatigué en raison de la chaleur (36°), des déplacements et de la nourriture qui n’était pas toujours adaptée, mais j’ai quand même eu quelques jours pour me reposer. Jusqu’à présent, on a bien géré le championnat avec une seule défaite (contre Le Puy) et on compte bien poursuivre sur ce rythme en visant, pourquoi pas, la première place. Tout le monde sait ce qu’il a à faire et toute l’équipe est motivée. Si on reste soudés comme on l’est depuis le début de la saison, on ne craint personne sans pour autant prendre la grosse tête. Restons vigilants car on sait que Hyères est une très belle équipe. Il faudra bien défendre sur Nico (Jouanserre) mais pas nous fixer essentiellement sur lui car cette équipe a d’autres belles individualités ».